Une attitude peu surprenante de la part d'un gouvernement qui a, l'an passé, contraint à la fermeture plus d'une trentaine de chaînes de télévision et de radios.
Ainsi, samedi 13 mars, le site d'information vénézuélien en ligne
Noticiero Digital (d'opposition) s'est attiré les foudres du Président suite à la publication d'un post de lecteur (banni du site par la suite) annonçant l'assassinat fictif d'un ministre du gouvernement pour déclarer à la télévision :
« Internet ne peut pas être quelque chose d'ouvert où tout est dit et fait. Non, chaque pays doit appliquer ses propres règles et normes »
Des déclarations qui font échos à d'autres propos, pas si anciens que ça, où Twitter avait été qualifié d'"
outil de la terreur" (pour le parti au pouvoir, sans doute) dans la bouche d'Hugo Chavez.
Mardi dernier a donc été mise sur pied une Commission chargée de sanctionner les sites web utilisant "Internet de façon indue et non éthique", avec tout le flou qu'un tel objectif sous-entend ; une affaire qui survient sur fond de projet de mise en place d'un point d'accès unique à Internet via l'entreprise publique de télécommunications Cantv.
Au Venezuela, pays de 28 millions d'habitants, 30 % de la population dispose d'un accès à Internet.
Illustration :
Global Voices Online.