En Tunisie, Ammar passe à l'attaqueHabib Ammar, ancien ministre de l'Intérieur et des Communications tunisien, a laissé son nom à un personnage sans visage : la censure. Qui, en ce début 2011, s'attaque aux réseaux sociaux.
"Ammar les ciseaux" s'était déjà manifesté à plusieurs reprises durant l'année 2010, en particulier à l'occasion des élections municipales de mai, au cours desquelles de nombreux sites (blogs, médias nationaux, plate-formes vidéos...) avaient été mis hors service.
Le web est en effet devenu, pour les opposants au régime de Ben Ali, un terrain d'expression privilégié (voir l'article de GlobalVoices sur le sujet). Le gouvernement en a pris bien conscience et sort l'artillerie lourde en ce début d'année. Ainsi, hier, plusieurs blogs, comptes mails et profils de réseaux sociaux de cyber-dissidents tunisiens auraient tout simplement été supprimés (hackés) par le Gouvernement. Une action qui vient conforter la Tunisie dans sa 164è place du classement du World Press Freedom Index. Dans un tel contexte, il est d'autant plus important de rappeler que Facebook est devenu, selon le service de mesure d'audience Alexa, le site le plus populaire en Tunisie devant Google. A lire aussi sur le sujet : le billet du blog Nawaat, "Tunisie : Campagne de piratage des comptes Facebook par la police tunisienne (?)" Image : Ammar404 Mardi 4 Janvier 2011
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