Voici quelques exemples de cartes interactives disponibles pour les organisations humanitaires pour communiquer sur l'évolution de la situation dans la zone du tremblement de terre d'Haïti. Près d'une semaine après la catastrophe, les cartes et images satellites se révèlent parmi les informations disponibles les plus fiables.
L'outil en ligne de suivi de crise
Ushahidi a créé
une carte en ligne interactive très détaillée fournissant des informations en temps réel sur les menaces, les personnes ayant besoin d'une aide d'urgence, de soins médicaux, de nourriture et toute autre aide, classées par type d'urgence. La carte est mise à jour au fur et à mesure que les informations affluent par SMS (envoyés à un numéro court et gratuit haïtien ) ou courriels vers l'outil en ligne Ushahidi.
Le site
Crisis Commons un réseau de professionnels des nouvelles technologies qui crée des outils pour les opérations de secours humanitaire, a annoncé avoir mis en place un projet similaire pour cartographier les efforts de secours et générer une carte de référence spécifique pour la capitale d'Haïti, Port-au-Prince, pour aider les organismes humanitaires dans leur planification opérationnelle. Le projet vient de commencer.
À New York, la New York Public Library dispose d'une série de
cartes en ligne montrant les camps où les survivants ont trouvé refuge. Une deuxième série identifie les
zones endommagées.
La plupart des autres ressources en ligne ne sont pas interactives, mais elle donne sans doute un plus large aperçu de la situation. Cette
image du Center for Satellite Based Crisis Information mesure les distances de l'épicentre du séisme à l'endroit où les gens vivaient dans le sud d'Haïti pré-séisme. Un code de couleur tient compte de la densité de population.
D'après la carte, le département et la ville de Leogane, bien que n'ayant été cité nommément dans aucun reportage, a été l'épicentre du séisme, et représente une zone densément peuplée. Le quartier de Carrefour, une grande banlieue de Port-au-Prince, est en réalité plus proche de la limite de Leogane que sur cette carte. La ville de Jacmel, sur la côte, est aussi touchée que Leogane. Sérieusement endommagée, elle est plus proche de l'épicentre que ne l'est Port-au-Prince. Jusqu'à hier (17 janvier), des routes coupées et des ponts effondrés empêchaient les secours d'atteindre la zone.
L'Institut américain de géologie (USGS) a publié des informations colorées d'après l'intensité du séisme sur un
graphique très facile à lire des villes, avec leur densité de population. Le résultat est une illustration rapide du nombre de personnes qui vivaient dans les zones les plus touchées par le désastre.
Le NYTimes a créé une
carte en trois dimensions qui est extrêmement utile pour comprendre où Port-au-Prince se trouve par rapport à la géologie d'Haïti. Il montre la ville dans un plan côtier au pied d'une chaîne de montagnes qui complique le déploiement de l'aide. La carte du Times montre aussi très clairement l'emplacement de plusieurs quartiers où l'aide médicale et la distribution de nourriture a commencé, et où le logement est devenu de façon hésitante disponibles.
L'imagerie par satellite Direct est disponible
ici Des images orbitales prises hier encore sont comparées aux images de Port-au-Prince et ses environs avant le séisme, comme
celles-ci.
La visualisation par photo-satellite peut permettre de situer les dégâts et les besoins dans les zones qui n'ont pas encore des moyens de communication sûr. En théorie, des images nocturnes devraient être en mesure de nous dire quelque chose de similaire sur l'électricité, la disponibilité de la lumière, et le carburant peut-être. Mais si ces images sont en cours d'utilisation, elles n'ont pas été rendues publiques pour le moment.
Article de Marc Herman