LE Web.2 est l’objet de toutes les convoitises économiques et politiques depuis qu’un nouveau paradigme s’est installé sur la toile voici dix ans ; où l’expression des citoyens du monde s’y développe, s’y confronte et s’y côtoie avec une énergie nouvelle et une force sans précédant dans l’histoire de l’humanité.
Beaucoup ont si bien compris la puissance du phénomène qu’ils déploient actuellement toute une stratégie mortifère pour annihiler cet espace de liberté(s) en le censurant dans les pays où la démocratie est absente ; en légiférant dans les autres pays ; accusant pêle-mêle l' Internet d’être liberticide, d’école du crime, aux mœurs dévoyées.
Partout sur la planète, de la Chine à l’Amérique, de l’Indonésie à l’Europe, de l’Iran à Cuba, on tente vainement de mettre un terme à ce qui semble aux yeux du pouvoir en place comme une expression de liberté intolérable et immaitrisable.
C’est dans ce contexte que Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix 2003 et Nicholas Negroponte, fondateur du projet « un portable à 100$ » ont convaincu le comité des Nobels de nominer Internet en octobre prochain.
C’est la version italienne du journal WIRED qui avait lancé l’idée comme une blague. Une idée reprise depuis, qui a fait son chemin.
Après tout, le magazine Time avait, en 2006, élu Personne de l’année l’ensemble des hommes de cette planète.
Alors si parmi les 237 candidats nominés, l’Internet emportait ce prestigieux Nobel, la seule difficulté véritable qui se poserait, serait de savoir qui serait habilité à recevoir le précieux trophée et le chèque allant avec ?