A l'occasion de la Journée Mondiale contre la cyber-censure, Internet Sans Frontières salue le travail remarquable réalisé par Reporters Sans Frontières dans son rapport rendu public aujourd'hui ""Ennemis d'Internet, pays sous surveillance", travail réalisé par Lucie Morillon, responsable du Bureau Nouveaux Médias.
Ce rapport d'une soixantaine de pages témoigne de la réalité de la censure sur internet, devenant un enjeu considérable dans plus en plus de pays. Avec des fiches détaillées et très concrètes, il illustre combien la liberté d'expression est menacée pour beaucoup de citoyens dans le monde, et mérite d'être préservée et défendue.
La liste des ennemis d’Internet établie réunit, cette année encore, les pires violateurs de la liberté d’expression sur le Net : l’Arabie saoudite, la Birmanie, la Chine, la Corée du Nord, Cuba, l’Egypte, l’Iran, l’Ouzbékistan, la Syrie, la Tunisie, le Turkménistan, le Viêt-nam.
Parmi les pays “sous surveillance”, plusieurs démocraties sont concernés, dont l’Australie, en raison de l’implantation prochaine d’un système poussé de filtrage du Net et la Corée du Sud où des lois trop sévères encadrent les internautes, en remettant en cause leur anonymat et en incitant à l’autocensure.
La Turquie et la Russie font leur entrée dans cette liste des “pays sous surveillance”.
Reporters sans frontières a également décerné, hier le 11 mars 2010, avec le soutien de Google, le premier "Prix du Net-citoyen". Il récompense un internaute, blogueur ou cyberdissident qui s’est illustré par ses activités de défense de la liberté d’expression sur le Net. La journaliste et blogueuse iranienne Parvin Ardalan a reçu le prix au nom des cyberféministes du site we-change.org.
La journée mondiale contre la cyber-censure permet de mobiliser autour des enjeux liés à la promotion et à la préservation de la liberté d'expression sur internet, cet outil étant devenu un espace vitale de l'expression de la diversité culturelle et de dialogue entre les peuples.