Ce qui ressort de ce rapport, outre le nombre record de journalistes tués (71, chiffre en partie imputable à l'attentat aux Philippines de novembre dernier, qui vit la mort d'une vingtaine de journalistes), c'est le nombre croissant de blogueurs et de journalistes web emprisonnés ou menacés.
D'après le rapport, les journalistes en ligne et blogueurs représenteraient en effet près de la moitié des professionnels des médias actuellement emprisonnés à travers le monde ; leur plus grande souplesse et leur capacité à s'adapter aux mesures prises par les régimes répressifs les mettent directement en première ligne.
Que ce soit en Iran, en Chine, en Birmanie ou au Viêt Nam, le blogueurs et journalistes pure-players jouent un véritable rôle de passeur d'informations pour les journalistes étrangers, qui n'ont généralement pas accès à l'information sur place et doivent compter avec une presse traditionnelle muselée ; il devient donc vital de les protéger, d'autant qu'ils ne disposent d'aucune protection institutionnelle et doivent faire avec des ressources limitées.
A l'heure où les technologies de l'information et de la communication permettent une liberté d'expression sans précédent, le combat pour faire entendre ces voix contestataires n'en devient que plus important.
Photo Reuters.